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De
jaune paille au vert ambré, de la douceur au fruité,
l'huile d'olive joue sur toute la gamme des goûts et des couleurs.
Ses parfums sont très subtils comme ceux d'un grand vin et
dépendent, non seulement des variétés d'olives
utilisées, de leur terroir d'origine, mais aussi du "savoir-faire"
du "moulinier", car, comme dans le cas du vin, chaque
unité de production a son originalité propre.
Deux grandes catégories sont à distinguer
:
LE FRUITE VERT : les arômes
d'artichaut, de pomme, de poire, de feuille d'olivier, de pamplemousse,
d'amande fraîche...en sont caractéristiques, ils sont
souvent accompagnés d'ardence et d'amertume.
LE FRUITE NOIR : les arômes de
sous-bois, de cacao, de truffe, de fruit mûr à très
mûr, de fruits secs (amandes) en sont typiques. Ces huiles
sont douces (l'amertume et l'ardence sont absentes).
L'huile d'olive du Moulin Jean-Marie Cornille
est un exemple typique de fruité noir.
l'huile d'olive vierge est une huile obtenue à
partir des fruits de l'olivier, uniquement par des procédés
mécaniques ou physiques. Il n'est utilisé aucun solvant,
ni procédé chimique. Aucun mélange n'est fait
avec d'autres huiles. On distingue :
L'HUILE D'OLIVE VIERGE EXTRA
: de goût parfaitement irréprochable (note organoleptique*
supérieure ou égale à 6, 5/10), son acidité
ne peut-être supérieure à 1%.
L'HUILE D'OLIVE VIERGE : de goût
irréprochable (note organoleptique* supérieure ou
égale à 5, 5/10), l'acidité ne peut dépasser
2%.
*évaluation gustative donnée par un jury
expert.
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Les olives utilisées par le moulin Jean-Marie
Cornille :
La
salonenque 48 % : Elle tire son nom de "salon-de-Provence".
L'arbre est sobre, résistant à la sécheresse,
le port est retombant. Le cueilleur doit lors de la récolte
dès septembre, trier les fruits sur l'arbre pour y laisser
ceux des petits calibres poursuivre leur maturité jusqu'au
mois de novembre où ils sont récoltés pour
la production d'huile d'olive, à laquelle elle confère
de l'onctuosité. Le rendement en huile est bon, variant de
18 à 22 %. Ce fruit aussi est utilisé pour la confiserie.
La
grossane 20 % : Pulpeuse et de belle taille, fréquente
dans les Bouches-du-Rhône, elle présente des arômes
de sous-bois et de pamplemousse, son huile est douce. L'arbre est
vigoureux, sa mise à fruit est longue, le port est érigé.
Les fruits non récoltés pour la production d'olives
de table sont dirigés vers les moulins à l'huile,
le rendement varie de 15 à 17 %. Les arbres de variétés
Grossane sont très nombreux sur la commune des Baux de Provence.
La
béruguette 20 % : L'angladaou, localement prénommé
Béruguette, sa destination première est la production
d'huile d'olive, avec des rendements convenable de 19 à 22
%. La production de l'arbre est bonne. L'huile est d'un vert caractérisé
qui lui donne des capacités de conservation prolongées.
Utilisation en confiserie.
La
verdale 8 % : Typique au sud du département des Bouches
du Rhône, elle résiste correctement au froid. Le fruit
long, peut-être utilisé pour la confiserie (olives
vertes) ou pour la production d'huile d'olive, avec des rendements
qui varient de 15 à 18%.
La
picholine 4 % : Petite et pointue, c'est la plus répandue
en France, dans le Languedoc notamment. Consommée comme "olive
de table", verte ou noire, elle donne de plus une huile fruitée
et légèrement amère.
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